Emblème du Causse, la cardabelle,
également baptisée cardoule
 fut choisie pour être celle de
  l'Union du Sauveterre !  

Union du Sauveterre

Le Causse de Sauveterre

Emblème du Causse, la cardabelle,
également baptisée cardoule
 fut choisie pour être celle de
  l'Union du Sauveterre !


Histoire et architecture


Historiquement, la petite partie aveyronnaise du Sauveterre appartenait au Rouergue et la partie Lozèrienne au Gévaudan, lui-même rattaché au Languedoc. Si le folklore et la gastronomie sont très proches de l'Auvergne, les traditions de vie, la langue et l'histoire sont liées à celles du Languedoc
L'histoire du Causse de Sauveterre commence avec la civilisation des dolmens, comme en témoignent les nombreux menhirs et dolmens toujours intacts, et se poursuit jusqu'à nos jours avec cette paisible civilisation pastorale qui a survécu à de nombreuses invasions ( Celtes, Romains, Barbares, Sarrasins), aux guerres de religion (cathares et protestants) ou idéologiques (royalistes ou fédéralistes à la révolution), aux épidémies (dernière en 1721).

L'Habitat Caussenard 

Les Bâtisseurs du Causse ont su faire preuve d'une grande originalité pour adapter leurs constructions au milieu, si bien que l'on peut parler d'un style caussenard. L'architecture du causse est fondée sur l'utilisation du seul matériau disponible, la pierre calcaire.
Voûte typique de l'architecture caussenarde
Elle utilise un mode de construction sur voûtes. Massive, de la couleur de la roche qui l'entoure et adossée au relief afin de se préserver des vents froids, la ferme du causse est en symbiose parfaite avec le paysage. Néanmoins certains domaines pouvaient être clos de murs importants.

Dans la ferme traditionnelle, les fonctions d’habitation et d’exploitation étaient réunies dans un même bâtiment qui s’élèvait sur trois niveaux. La bergerie au rez-de-chaussée est voûtée en berceau surbaissé ou voûtée d’arêtes. Cette voûte protège les brebis des froids de l'hiver et de la canicule de l'été. Elle empêche aussi les gaz toxiques de monter vers l'habitation.

Escalier à terrasse voûtée typique de l'architecture caussenarde
Un escalier extérieur conduit à la terrasse parfois couverte sur laquelle s'ouvre l'habitation. Celle-ci se compose d'une cuisine servant de salle commune; cette pièce principale s'ouvre sur des chambres, la souillarde, le charnier. Des dalles de calcaire dur recouvrent le sol. Le plafond de l'habitation est bas, les poutres apparentes. Un escalier ou une échelle de bois permet l'accès au grenier. Celui-ci, tout comme la bergerie, est voûté. Comme son nom l'indique, on y conservait les grains.
La couverture est réalisée avec les lauzes, ces pierres calcaires plates placées sur la voûte préalablement recouverte de granulats. L'armature de la maison était en pierre depuis les solides murs de plus d'un mètre d'épaisseur jusqu'aux voûtes.
Lucarnes surmontées d'un petit toit
Sous celle du dernier étage s'ouvraient des lucarnes surmontées d'un petit toit en accent circonflexe, particularité du style caussenard. Certaines maisons caussenardes pouvaient également se voir nanties d'un pigeonnier.
La maison rurale dispose d'une citerne d'alimentation en eau. L'eau de pluie y est récupérée des toits par des chéneaux, jadis en bois, courant le long des murs et reposant sur des corbeaux de pierre. Aujourd'hui, souvent, seuls ces derniers subsistent.

Explorer les détails architecturaux de l'habitat caussenard
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® histoire maj : 05.08.2006 18h40
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